Une entreprise se doit de prendre des risques.

Le rôle d’un DAF est de les identifier et de les minimiser par des mesures simples qui n’entravent pas le développement de l’entreprise.

Le DAF doit permettre au chef d’entreprise de parfaitement évaluer la balance risques/gains.

 

Voici quelques exemples :


Risque de taux :

  • permet d’éviter une hausse des charges financières en cas de remonté des taux d’intérêts et permet de figer le niveau de ces mêmes charges financières
  • grâce à une politique de couverture de taux, l’entreprise peut totalement séparer le financement, du taux. Elle peut ainsi souscrire des prêts à taux variables quand elle a besoin de ressources et que ses banques lui les fournissent à de bonnes conditions et couvrir son risque de taux lorsque le marché est favorable. Elle peut donc couvrir son risque de taux avant de souscrire un prêt ou après.

Risque de change :

  • pouvoir importer et/ou exporter en sécurisant à l’avance son niveau de marge et ne pas voir une évolution des parités ruiner des efforts commerciaux
  • proposer à ses clients des prix dans leurs devises sans prendre de risque

Caution/garantie de marché :

  • les marchés importants de l’entreprise doivent être sécurisés à minima
  • le versement d’un acompte à un fournisseur n’offre aucune garantie de remboursement en cas de défaillance du fournisseur. . Ne devenez pas un des premiers financeurs de vos fournisseurs sans garantie.

International :

  • développement export : assurance prospection afin de minimiser le coût en cas d’échec
  • ventes à l’export : remise documentaire, traite avalisée, crédit documentaire, etc…
  • importations : remise documentaire, crédit documentaire

Risque client :

  • un DAF se doit d’étudier le risque financier des principaux clients. Il ne faut pas vendre de la même façon à un client ancien et en bonne santé financière qu’à un nouveau client à la situation financière précaire.
  • un DAF peut mettre en place une politique interne d’évaluation rapide des risques clients et définir les règles à appliquer par catégorie de clients (encours maxi, délai de règlement, garanties etc…)

 

  • l’essentiel : se faire payer en temps et en heure. Le rôle du DAF est à ce titre déterminant. En effet la relance client, nécessite des outils adaptés (logiciel, courriers types, implication d’un huissier et/ou d’un avocat) et automatisés. Il est délicat de demander au chef d’entreprise ou aux commerciaux d’être en première ligne dans la gestion des cas problématiques. Le DAF est là pour cela, il peut dire et faire des choses qu’un commercial ou un chef d’entreprise ne peut se permettre avec un client.

 

  • Enfin ne perdez jamais de vue que vos clients vous passent des commandes parce qu’ils sont satisfait de vos produits/prestations et non parce qu’ils ne sont pas importunés quand ils ont des retards. Si toutefois certains de vos clients sont de ce type, il est urgent de les laisser à vos concurrents !

Au final la collecte et la relance client sont primordiaux car ce sont rarement les clients en meilleure santé financière qui payent en retard.

Laisser les encours clients filés expose l’entreprise à des sinistres très élevés…et des problème de trésorerie

 


Protection contre la fraude :

  • La fraude est aujourd’hui un problème qui touche toutes les entreprises. Les fraudeurs sont extrêmement ingénieux et créatifs. Ils s’attaquent à tout type d’entreprise et particulièrement les PME et ETI qu’ils savent moins protégées. N’avez vous jamais été l’objet d’une tentative de fraude au président ?
  • Des mesures simples d’organisation et de sensibilisation des équipes permettent de se protéger efficacement. Le DAF est là pour prendre de la hauteur sur l’organisation et déceler les points de fragilité. Il peut par exemple aisément mettre en place des procédures simples pour éviter qu’un virement ne puisse être émis par une seule personne. En effet les fraudeurs parviennent facilement à manipuler une personne en jouant sur l’urgence d’une situation. En manipuler deux à la fois est extrêmement plus compliqué.
  • De même veiller à ce que toute demande de changement de coordonnées bancaires émanant d’un fournisseur face l’objet d’un contre appel au fournisseur. Une mesure simple mais très efficace pour lutter contre les faux changement de RIB.